Ce que vous portez ne vient pas toujours de vous.
Une peur qui n'a pas de cause. Une tristesse qui tombe sans prévenir. Un schéma qui se répète, chez vous comme il se répétait chez votre mère. Vous avez cherché d'où ça venait, vous n'avez rien trouvé dans votre propre histoire. C'est peut-être qu'il n'y a rien à y trouver.
On a longtemps cru que l'on n'héritait de ses parents que du physique et de quelques prédispositions médicales, par l'ADN. Depuis une vingtaine d'années, la recherche en épigénétique s'intéresse à une autre forme de transmission : la façon dont l'environnement et le vécu peuvent modifier l'expression des gènes, sans en changer la séquence.
Je ne suis pas chercheuse et je ne vous vendrai pas de la science. Mais ce cadre a mis des mots sur ce que j'observe depuis dix ans en séance : des personnes qui portent des choses qui ne leur appartiennent pas.
Des angoisses, des valises émotionnelles, des schémas destructeurs qui ne sont pas les vôtres, mais qui vibrent dans vos cellules.
Ce qui se transmet, et comment
Quand une femme traverse un traumatisme majeur, un deuil, une violence, une emprise, un stress qui dure des années, son corps produit des hormones de stress en quantité et son équilibre biochimique s'en trouve modifié. C'est le terrain sur lequel se déposent ce qu'on appelle des marqueurs : des sortes d'interrupteurs qui activent ou désactivent l'expression de certains gènes, notamment ceux qui gouvernent la gestion du stress et des émotions.
Pendant la grossesse, l'enfant baigne dans cet environnement hormonal. Il peut naître avec un système nerveux réglé sur l'alerte, comme si le danger vécu par sa mère était devenu le sien. Une hypervigilance sans objet. Une prison émotionnelle dont on ne trouve pas la porte, parce qu'on n'en a jamais vu les murs se construire.
Et ce n'est pas qu'une affaire de mères. Les travaux récents montrent qu'un père transmet lui aussi l'empreinte de ce qu'il a traversé.
Ce que ça donne, dans une vie
Presque jamais un grand drame. Plutôt une somme de petites choses qui ne collent pas :
- Une réaction hors de proportion avec ce qui l'a déclenchée, et que vous êtes la première à trouver excessive
- Une peur précise, l'abandon, le manque, l'enfermement, sans aucun souvenir qui la justifie
- Le même scénario amoureux ou professionnel qui recommence, avec des personnes différentes
- Un corps en tension permanente, alors que rien dans votre quotidien ne l'exige
- Une loyauté sourde qui vous empêche de réussir là où quelqu'un avant vous a échoué
Ce n'est pas une fatalité
C'est le point que je tiens à dire à chaque première séance, parce que beaucoup arrivent avec l'idée d'un destin. Si l'environnement a pu modifier la façon dont les choses s'expriment, alors ce qui s'est inscrit peut aussi se dénouer. Les chercheurs parlent de réversibilité. Moi je le constate autrement : au bout de quelques semaines, la personne me dit que quelque chose ne se déclenche plus.
Comment je travaille
Ce type de mémoire n'est pas rangé dans le mental. On ne s'en défait pas en comprenant, sinon vous auriez déjà réglé la question : vous avez sans doute beaucoup réfléchi. Elle est logée ailleurs, dans l'inconscient et dans le corps. C'est donc là qu'il faut aller.
On retrouve le moment où la chose s'est installée, qui n'est pas toujours un moment de votre vie. Vous restez consciente du début à la fin, vous entendez tout, vous pouvez parler et vous vous souvenez de la séance.
Le travail énergétique sépare ce qui vous appartient de ce que vous portez pour quelqu'un d'autre. C'est souvent à ce moment-là que les gens décrivent une sensation de poids qui s'en va.
Trois semaines de suivi par messages, avec un point chaque semaine. Ce travail remue, et il remue surtout après. Vous n'avez pas à traverser ça seule.
Ce que je ne fais pas
Je ne désigne pas de coupable dans votre famille. Je ne vous dirai pas ce qui s'est passé trois générations avant vous comme si je l'avais lu quelque part. Et je ne promets aucune guérison : mon travail relève du bien-être, il ne soigne pas et ne remplace ni un médecin, ni un psychologue.
Ce que je peux vous dire, c'est ce que j'observe : quand ce qui n'est pas à vous cesse de peser, il reste beaucoup plus de place pour ce qui est vraiment à vous.
Questions fréquentes
On ne le sait pas d'avance, et je me méfie de qui l'affirme au premier rendez-vous. Ce qui met la puce à l'oreille, c'est une émotion disproportionnée par rapport à ce qui la déclenche, un schéma qui se répète de génération en génération, ou une peur dont vous ne trouvez aucune origine dans votre propre vie. On part de là, et on regarde.
Non. Beaucoup de personnes arrivent sans rien savoir, parfois parce que personne n'a jamais parlé. Le corps, lui, a gardé la trace. On travaille avec ce qui remonte, pas avec un arbre généalogique.
Vous ne devez rien. Ce travail est le vôtre et il n'exige d'accuser personne. La plupart du temps, ce qui a été transmis l'a été sans intention et sans que personne en ait conscience.
Ce type de travail se fait rarement en une fois. Je prévois généralement trois séances, avec un point à chaque fin de suivi pour décider ensemble si on continue. Vous restez libre à chaque étape.
Non, et les deux se complètent très bien. Mon accompagnement relève du bien-être. Si vous êtes suivie par un psychologue ou un psychiatre, continuez ; dites-le-moi simplement au premier échange.
Mes accompagnements relèvent du bien-être et du mieux-être. Ils ne constituent ni un diagnostic, ni un traitement, ni une promesse de guérison, et ne remplacent en aucun cas un suivi médical ou psychologique. Pour toute question de santé, consultez un professionnel de santé.
Faisons connaissance
Un premier échange pour poser ce que vous portez, sans engagement et sans qu'on vous demande de tout raconter d'un coup. Au cabinet à Châtillon, ou à distance.
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