La fatigue qui ne passe pas.
Vous dormez huit heures et vous vous levez épuisée. Vous partez une semaine, vous revenez comme vous étiez partie. Vous avez fait des analyses, tout est normal. C'est la situation que je rencontre le plus souvent, et c'est rarement une question de sommeil.
Il y a la fatigue normale, celle d'une semaine chargée, qui cède au repos. Et il y a l'autre. Celle qui est là au réveil, qui s'installe pour des mois, et qui finit par devenir votre état de base au point que vous ne vous rappelez plus comment c'était avant.
Quand le corps ne récupère plus malgré le repos, c'est en général qu'il dépense son énergie ailleurs. À tenir quelque chose. Une situation qui dure, un conflit qu'on évite, une charge qu'on porte pour d'autres, une vigilance qu'on n'arrive plus à baisser. Ce n'est pas visible sur une prise de sang, et ça épuise autant qu'un travail de nuit.
Le repos répare la fatigue. Il ne répare pas ce qui vous fatigue.
Les signes qui reviennent le plus souvent
- Vous vous réveillez plus fatiguée qu'en vous couchant
- Les épaules, la nuque ou la mâchoire sont dures en permanence, et vous ne le remarquez plus
- Vous vous réveillez la nuit à heure fixe, souvent entre trois et cinq heures
- Vous pleurez pour une broutille, ou plus du tout
- Votre cerveau tourne le soir alors que votre corps ne suit plus
- Vous êtes irritable avec les gens que vous aimez, et vous vous en voulez juste après
- Les petites choses sont devenues insurmontables, alors que les grandes, vous les gérez
Ce dernier point revient tellement souvent que j'y prête une attention particulière. Quand quelqu'un tient debout dans la crise et s'effondre devant une machine à laver en panne, c'est presque toujours que la réserve est vide depuis longtemps.
Ce qu'on fait en séance
On commence par parler, parce que je ne pose pas les mains sur quelqu'un que je n'ai pas écouté. Ensuite vient le rééquilibrage énergétique : environ quarante minutes, allongée, habillée. Je travaille sur les zones où la circulation s'est arrêtée, qui ne sont pas toujours celles dont vous vous plaignez. La nuque fait mal, mais ça coince souvent ailleurs.
Puis on reparle. Ce que vous avez perçu compte autant que ce que j'ai perçu, et c'est aussi ce qui oriente la suite.
Après
Le sommeil est presque toujours ce qui bouge en premier. Souvent dès les premières nuits, parfois au bout d'une semaine. Vient ensuite ce que les gens appellent la marge : la capacité à encaisser un imprévu sans que tout s'écroule.
Le suivi de 21 jours sert exactement à ça. Une séance soulage, mais c'est dans les trois semaines suivantes qu'on voit ce qui tient et ce qui remonte. On fait un point chaque semaine, puis un bilan, et vous décidez si on continue.
Ce que ce n'est pas
Ce n'est pas un diagnostic et ce n'est pas un traitement. Si vous êtes épuisée depuis des mois, voyez un médecin : une thyroïde, une carence en fer ou une dépression se soignent, et aucun magnétiseur ne remplacera cela. Mon travail vient en complément d'un suivi médical, jamais à sa place. Je le dis aussi quand la personne préférerait entendre autre chose.
Questions fréquentes
Non. Des analyses normales veulent dire qu'aucune maladie n'a été trouvée, ce qui est une bonne nouvelle, pas que vous n'avez rien. Gardez votre suivi médical : mon travail vient à côté, jamais à la place.
La plupart des personnes décrivent quelque chose dès les premiers jours, souvent sur le sommeil. Pour une fatigue installée depuis des années, je prévois plutôt trois séances, parce qu'un épuisement long ne se défait pas en une heure.
Une séance ne changera pas votre patron ni votre découvert. Ce sur quoi on peut agir, c'est la façon dont votre corps encaisse. Récupérer de la marge, c'est souvent ce qui permet de décider ce qu'on va changer ensuite.
Oui, c'est même l'un des plus fréquents. Le sommeil est en général la première chose qui bouge, et c'est aussi le meilleur indicateur de la suite.
Surtout pas, et je ne vous le demanderai jamais. Toute modification de traitement se décide avec le médecin qui l'a prescrit.
Mes accompagnements relèvent du bien-être et du mieux-être. Ils ne constituent ni un diagnostic, ni un traitement, ni une promesse de guérison, et ne remplacent en aucun cas un suivi médical ou psychologique. Pour toute question de santé, consultez un professionnel de santé.
Reprendre de la marge
Un premier échange pour regarder ce qui vous épuise vraiment. Au cabinet à Châtillon (92) ou à distance.
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